Sherlock, une nouvelle saison toute en émotions


Nous ayant abandonnés sur un suspens haletant en plein milieu d’un affrontement tout en gentlemanitude avec Moriarty, on attendait avec impatience le retour de la version moderne de Sherlock ! Normalement prévue à la diffusion pour l’automne 2011, la diffusion aura été repoussée de 3 mois en raison du retard pris par le tournage durant les émeutes qui avaient secoué Londres.
Les fans ont donc pu se repaître de 3 nouveaux épisodes de 90 minutes qui auront eu le mérite d’avoir joué sur la palette très large de leurs émotions, de l’amour à la confusion en passant par la tristesse et la peur, rien ne nous sera épargné pour notre plus grand plaisir!

Mettant rapidement fin au cliffhanger, le spectre de Moriarty ne nous lâchera pourtant pas alors que le ‘Scandale à Buckingham’ ou ‘A scandal in Belgravia’ risque de se dévoiler ; une histoire de chantage au sein de la famille royale où notre cher Sherlock rencontrera une créature captivante, The Woman comme elle se fait appeler, interprétée par une Lara Pulver époustouflante (les fans de True Blood reconnaîtront en elle Claudine). Cette dernière jouera tour à tour l’adversaire, la soupirante et l’alliée sans que quiconque sache exactement sur quel pied danser avec elle, surtout pas le spectateur. Un personnage féminin tout en subtilités et en mystères afin de charmer notre héros qui ne ressortira pas de toute cette affaire sans perdre un peu de son flegme. Le rythme de la série ne laissera pas à votre petit cœur le temps de s’en remettre, entre amour, désir, méfiance, chagrin, espoir, surprise, vous passerez par toutes la gamme des émotions en seulement 90 minutes d’un délectable jeu d’esprit et des sens.

Femme Fatale et fragile, Iréne Adler, The Woman en pleine séance d’habillage… ;)

Mais à peine le temps de s’en remettre que déjà vous irez battre la campagne anglaise pour enquêter sur une affaire encore plus étrange : un chien immense hanterait un village et surtout un homme, Henry Knight, joué par Russel Tovey, vous savez, celui qui interprétait le loup-garou dans Being Human (clin d’oeil savoureux s’il en est!) ! Ce jeune homme viendra donc supplier Sherlock de l’aider à démêler le vrai du faux dans ce cauchemar dont même notre brillant esprit aura du mal à percer l’épaisseur. Inspiré évidement du fameux Chien des Baskerville, cet épisode joue avec de très nombreuses références et clins d’oeil, parfois de façon volontairement risible comme le fameux message lumineux de Watson, un petit régal ! Malgré ces quelques petits moments légers qui offrent un répit salvateur, l’affaire est très grave et distille un vrai sentiment de paranoïa et de confusion où le manoir gothique original est remplacé par une base secrète militaire… tous les éléments sont réunis pour vous faire frémir et vous tenir en haleine !

Utilisant le premier couvre-chef venu pour se protéger des paparazzi, voici notre héros pris au piège du clin d’oeil et du jeu de mot lamentable des manchettes de journeaux ^^

Ce ne sera pourtant rien en comparaison de l’épisode qui clôturera cette saison. Le sentiment est ambivalent pour beaucoup autour de cet épisode, il est encore plus haletant et prenant que les autres, mais c’est aussi parce qu’il met en scène le combat final entre Sherlock et Moriarty et ni plus ni moins que le suicide de notre héros. Bien des spectateurs seront inconsolables et les dernières minutes nous laissent sur un tel cliffhanger après nous avoir fait passer par tant d’émotions qu’il sera très difficile de s’en remettre… et d’attendre l’année prochaine pour enfin voir la suite dans la 3e saison de la série !

Durant ces trois épisodes vous pourrez voir à quel point les auteurs se sont encore plus donné à cœur joie dans la référence, du chapeau de Sherlock Holmes et de tous les renvois un peu détournés aux romans originaux en passant par les petites trouvailles très drôles comme la sonnerie du portable de The Woman, on retrouve ce soin du détail et ce ton particulièrement britanniques mêlant sérieux et second degré avec un beau saupoudrage de pince sans rire.
Les effets visuels sont aussi au rendez-vous avec le développement des effets ‘narratifs’ comme la scène où l’on suit les associations libres de Sherlock, une trouvaille particulièrement ingénieuse pour nous immerger visuellement dans sa psyché.

Vous l’aurez compris, cette deuxième saison de Sherlock vous fera passer par toutes la gamme des émotions, de la peur à l’amour en passant par le chagrin, vous aller encore une fois vous ronger les ongles en suivant chaque épisode, je déconseille donc les nail-art élaborés pour son visionnage !
Avec un rythme particulièrement soutenu, des épisodes émaillés de clins d’oeil, une réalisation toujours aussi maîtrisée et des acteurs absolument parfaits, la seconde saison est une véritable réussite à mettre le plus rapidement possible devant toutes les rétines !

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