L’homme qui vaudra 3 milliards


Tous les fans de science fiction et de cyberpunk vont être déçus, car même si la science évolue effectivement pour appairer de plus en plus l’homme et la machine, ça ne se fera apparemment pas avec des vilaines prothèses en métal et des points d’humanité qui partiront par petits paquets de 10…

Dommage se diront certains, et tant mieux penseront d’autres. Il semblerait que la technologie actuelle soit assez proche pourtant de belles prothèses en métal, mais ait préféré opter directement pour le bioware, peut-être poussée par quelques fashionistas ^^.
Premier fait, la miniaturisation a beaucoup fait pour l’évolution de la bionique, ce qu’on stockait avant dans une grande pièce peut être transporté dans notre poche et bientôt sur notre peau. Avec le premier exemple des stamp-on, le professeur Michael McAlpine d l’université de Princeton nous fait la démonstration de ce qui selon lui sera l’évolution de l’informatique: on peut maintenant porter des circuits imprimés au format timbre-poste posés à même la peau comme un décalco.

La puissance de ces circuits est encore limitée et permet juste de surveiller certains signes vitaux (pratique pour les sportifs et les athlètes!). La durée de vie est également limitée à celle de ce décalco d’un nouveau genre. Cependant la possibilité d’utiliser ces circuits pour du monitoring peut déjà s’avérer très intéressante, la marque Reebok a par exemple sauté le pas pour proposer d’améliorer les performances des sportifs qui travaillent avec elle.
Quelques efforts de miniaturisation supplémentaires et Michael McAlpine pourra développer des stamp-on à poser sur les dents et qui veilleraient la présence de bactéries dans la bouche de leurs porteurs. Attention, bientôt à la mode, les dents à circuits! ;)

Recherchant sur le même champ d’application, John Rogers de l’université de l’Illinois, a développé des enveloppes de doigts permettant de détecter chaque mouvement des phalanges de façon, par exemple, à améliorer le contrôle à distance -comme le Leap Motion. Ceci pourrait grandement aider les personnes handicapées pour une nouvelle mobilité, mais aussi aider les actes chirurgicaux précis et complexes qui ne permettent pas d’opérations ouvertes. Ces gadgets comportant des stimulateurs sensoriels permettant de développer le toucher de son porteur par un feedback plus important, rendant chaque mouvement chirurgical plus précis (oui, là, on commence à entrer dans la pure SF, je vois déjà certains d’entre vous qui comptent les points de création de ces gants! Bande de rôlistes! :p).

Aidé en cela par d’autres recherches sur la peau synthétique, Rogers cherche également à développer un moyen de recréer un système nerveux qui arriverait à rentrer en communication avec notre cerveau. La peau est prête, les recherches sur les connexions nerveuses et le moyen de les faire interagir avec le cerveau sont encore en développement. Cette recherche aiderait particulièrement les grands brûlés et tous ceux ayant subi des greffes de peau en leur permettant de retrouver une sensibilité sensorielle.
Toute cette technologie est obtenue grâce à des travaux poussés sur le silicone comme matière conductrice, remplaçant la silice des processeurs, cette nouvelle matière complètement retravaillée permet d’adapter l’électronique au biologique.
Encore en phase de tests très prometteurs, l’équipe de Rogers travaille sur un maillage de circuits en silicone autour du coeur de façon à détecter la moindre arythmie et de le stimuler en douceur pour lui faire reprendre un rythme normal. Il serait donc possible dans quelques années de sauver bien des vies en équipant ceux qui risquent le plus d’accidents vasculaires. Cet appareillage a l’avantage d’intervenir immédiatement (même sur une île déserte de TF1 par exemple) et de travailler bien plus en douceur qu’un défibrillateur (car pour efficace qu’il soit, le principe d’un défibrilateur est plus ou moins de donner un bon gros coup de poing dans le coeur… Aïeuh! ^^) ou qu’un pacemaker.

Plus hallucinant encore, l’équipe de Rogers travaille en collaboration avec Omenetto de l’université de Medford pour développer un tissu qui pourrait être posé sur le cerveau sans rejet et travailler en synergie avec ce dernier. Composé de cette sorte de synapses en silicone évoquées plus haut et tenu par une sorte de tissu de soie entièrement retravaillé, ce nouveau maillage neural se poserait directement sur le cerveau et permettrait par exemple d’interfacer un membre artificiel ou de permettre de contrôler un ordinateur à distance (oui, tout ceci n’est pas autre chose qu’un prototype d’interfaçage pour les rôlistes qui comprendront ^^). Là aussi, l’équipe vise avant tout les résultats médicaux, comme par exemple la possibilité de surveiller l’activité neurale et de par exemple intervenir en cas de crise d’épilepsie ou encore d’aider à combattre les handicaps.

La technologie bionique a encore quelques années de développement avant de faire irruption dans notre quotidien mais il ne serait pas étonnant que celle-ci y entre petit à petit dans nos habitudes afin de nous donner un meilleur confort de vie, de meilleurs soins, une prévention plus poussée… les applications sont nombreuses et laissent particulièrement rêveur!
Pour les plus curieux, il existe un article plus complet en anglais qui détaille en profondeur tout ce qui a été dit ici.
Bienvenue dans le nouveau siècle! ^^

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