Firefly, retrouvez la sérénité


Rejoignez les Manteaux Bruns!
A voir les airs illuminés des adeptes et leur envie de vous faire découvrir cette série, ça fait un moment que vous vous doutez qu’il y a quelque chose qui doit valoir le coup mais vous n’avez jamais osé sauter le pas; malgré tout, vous mourrez d’envie de comprendre enfin ces références sous-entendues dans Castle et puis, avouez le, la curiosité vous chatouille un peu…
Mais voilà, on a toujours peur de ces séries avortées, elle font peur: Pas de fin?! Que va t’il se passer si j’accroche et que j’ai pas la fin vous dites vous? Seulement 15 épisodes, ça fait court. Firefly peut au moins vous sauver de cette angoisse avec le film ‘Serenity’ qui est sorti 3 ans après, réclamé par des hordes de fans en manteaux bruns, et qui clôture autant que faire se peut la saison qui avait été commencée.
Autre défaut, Firefly est une série qu’il faudra vous procurer en import: et oui, ça se mérite! ^^
Mais je vous garantis que vous n’allez pas le regretter!

Vers l’infini et au delà!
Le cadre de la série est assez original, un mélange entre cowboys et vaisseaux spatiaux: dans un monde où la colonisation de nouvelles planètes est lancée, les pionniers vivent dans des conditions rappelant le far-west. Car ce n’est pas parce que le futur offre foultitude de progrès scientifiques que ceux-ci arrivent jusqu’aux confins des systèmes. Dans les mondes en marge, chacun lutte pour son petit bout de terre et la meilleure technologie est celle qui vous permet de tirer plus de six coups ou de décamper au plus vite dans l’espace. Un monde interlope riche et complexe qui est rendu de façon originale et cohérente. Dans ces systèmes où les cultures se mélangent, on jure en mandarin, on croise des pères prêcheurs et des courtisanes… et tout ce beau monde se retrouve sur un vaisseau, le Serenity. Le mélange est plutôt bien fait et fait de son exotisme une force.

Le capitaine et son équipage sont heureux de vous accueillir à bord
Au lieu de sombrer dans le western spaghetti, la série prend le parti de mettre à profit son univers original et tous les personnages sont également soignés. L’histoire de chacun se dévoile petit à petit et nous laisse suspecter qu’il y a gros à raconter et à cacher derrière. La façon dont chacun raconte son histoire et prend le temps de se dévoiler est particulièrement bien maîtrisée ce qui laisse le temps de s’attacher à chaque personnage et de les apprécier chacun pour leurs petits détails, leurs manies et leurs traits: Jayne Cobb et son bonnet, Kaylee et son enthousiasme, Wash et son humour déplorable, Zoé et son cynisme… Vous verrez, vous finirez par tous les aimer vous aussi, je n’ai pas besoin de les passer tous en revue.
Un autre trait qui est appréciable à propos des personnages de la série est le fait que malgré une apparente simplicité, ils sont loin d’être tous monolithiques et aussi simples qu’on le pense: On découvre dans Jaynestown que Jayne Cobb est plus qu’un mercenaire primaire aux gros bras, ce n’est pas parce qu’Inara est une compagne qu’elle est interprétée comme une vulgaire prostituée (et ça, ça fait du bien dans une série américaine!) c’est au contraire un des personnages les plus ‘nobles’ de la série, l’enthousiasme contagieux de Kaylee n’en fait pas pour autant la nunuche par excellence, Mal le capitaine est autre chose qu’un contrebandier cynique et sans coeur… bref, tout est fait pour ne pas tomber dans la sombre caricature ou le stéréotype, et donner plein de petits reliefs aux personnages.

Trouvez des gimmicks, des phrases choc…
Des dialogues particulièrement soignés viennent couronner le tout pour en relever la saveur. Amateurs de cynisme et de réparties qui font mouche, vous allez être servis! Les dialogues de la série ont d’ailleurs été repris dans la culture geek anglophone tant ils sont d’anthologie. Des exemples? j’en ai à la pelle!

Zoe: Le capitaine va venir avec un plan
Kaylee: Et c’est bien, non?
Zoe: Tu ne dois pas bien te rappeler de ses derniers plans.

Lors d’un atterrissage particulièrement mal barré Walsh, le pilote, annonce faussement calme:
Walsh: Cet atterrissage risque d’être intéressant
Mal(dubitatif): Définis ‘Intéressant’
Walsh (avec le même ton calme): Oh mon Dieu, oh mon Dieu, on va tous mourir!

Devant trouver le gouverneur de la planète Perséphone où ils sont:
Mal: Ok, aide moi à trouver notre homme, il doit être âgé, plutôt costaud et avec une écharpe rouge sur la poitrine.
Kaylee: Pourquoi il a ça?
Mal: Peut-être qu’il a gagné le concours de Miss Perséphone. Ecoute, aide moi à le trouver s’il te plait.

Mal: Et si un de nos invités devient trop curieux, enfin… tu les… descends!
Zoe:Je les descends?
Mal: Poliment.

Zoe: Précheur, Est ce que la Bible n’a pas des trucs bien précis sur le meurtre?
Book: Précis en effet. Mais un peu plus flou au sujet des rotules.

Côté cour et côté jardin
Contrairement à certaines productions du genre, Firefly offre également l’avantage d’avoir des effets spéciaux plutôt bien faits, cette partie étant en général le parent pauvre des séries de science fiction, il faut le noter! Les scènes de combats sont crédibles, les décors et les costumes soignés jusque dans les détails, le mélange de costumes et de robes du 19e siècle avec quelques objets technologiques donne comme un aspect steampunk très plaisant à l’ensemble afin de renforcer évidemment l’immersion dans la série ainsi que la cohérence du monde qui est créé. Les décors en extérieur sont très bien utilisés tandis que le rendu du Serenity est suffisamment vraisemblable pour vous donner envie d’embarquer pour prendre part à l’équipage.

Les éleveurs de geeks recommandent Firefly à chaque repas!
De toutes les séries que le petit écran ait diffusé, cette série est devenue par essence la série geek par excellence, de par son format inhabituel, amputée en raison d’un sacrifice aux diktats d’une chaîne, mais surtout grâce à un rare mouvement de masse de fans qui ont fait pression sur la Fox pour qu’il y ait une fin à la série (à défaut de reprise – ndr cette base de fans s’appelle les Brown Coats, ou Manteaux Bruns dans la langue de Molière et Nabila, en référence aux séparatistes dont fait partie Malcolm Reynolds le capitaine du Serenity). Prônant l’indépendance et la liberté la série ne pouvait également que plaire à une sub-culture privilégiant ces valeurs et l’esprit frondeur contre l’oppression des puissances aveugles.
Une fois le premier pas effectué vers cet univers, il est difficile de résister aux personnages attachants et aux dialogues ciselés qui émaillent la série. Un petit souffle de fraîcheur passé inaperçu et qui mérite d’être découvert.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s