Les ailes du désir


Un simple début de conversation tout à l’heure et ça y est, je replonge dans de nombreux souvenirs d’il y a … fort fort longtemps. Dans ma lointaine adolescence, j’étais tombé par hasard sur ce film qui m’a marqué à jamais, sûrement par ces anges témoins éternels et silencieux d’une éternité qui sent, ressent et vit ce qu’eux ne pourront jamais connaître. L’histoire est étrange et envoutante, poétique tout en étant très philosophique, malgré son aspect particulièrement intello et contemplatif, ce film m’avait interpelé, cloué devant mon poste à 15 ou 16 ans.
Et afin que vous saisissiez l’ambiance et la narration du film, voici quelques images pour vous le présenter:

Cette scène de la bibliothèque est particulièrement époustouflante car elle présente bien la vie des anges, toujours derrière l’épaule des hommes, à observer, parfois conseiller, au milieu d’un faisceau de centaines de voix, j’apprécie énormément l’ambiance sonore de ce passage et la façon dont la caméra virevolte dans l’espace, légère et immatérielle.

J’ai aussi un amour particulier pour la bande-son de ce passage car il représente particulièrement bien ce que je ressens dans une foule, ce flot continu de sons et de paroles, rassurez vous, on arrive parfois à faire le tri dans tout ça et avoir une pensée logique … ou au moins on s’habitue ;)

Une autre scène que j’aime beaucoup, entre autre parce qu’elle se passe dans le métro, et surtout parce qu’elle montre la seule influence des anges dans le monde des hommes. Elle pourrait paraître dérisoire ou insignifiante mais elle est si précieuse et bien mise en valeur dans ce passage:

Le film parle aussi de l’amour que ressens un ange pour une humaine, une trapéziste et la façon dont cet amour l’amènera à abandonner sa nature angélique pour devenir un homme; le film passe alors en couleur mais reste tout aussi poétique et décalé.

Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, je le recommande chaudement.

Autre détail qui peut paraître anodin, même ridicule mais que j’ai bien apprécié, je ne sais pas si l’effet est volontaire, mais la façon dont l’allemand est dit dans le film le rend très agréable et doux à entendre, et pour ma part, il me serait presque impossible de le voir dans une autre langue tant ce travail sur la sonorité de la langue est important et contribue à l’ambiance du film, cette douceur mélancolique, mais peut-être que je pousse l’amour des langues étrangères trop loin ^^

Voici pour vous en donner une idée l’extrait d’une poésie qui débute le film et revient de temps en temps, sa répétition dans le film permet de la mettre en abime par rapport au sujet du film, le rapport entre les anges et les hommes, mais en dire plus serait peut-être trop vous mâcher le travail poétique ;)

Si vous avez aimé le texte, suivez ce lien pour le texte intégral en allemand, et par ici pour sa traduction en anglais.

Ah, et pour ceux qui apprécient ce film, il y a eu une suite, Faraway, So Close, ou Si loin, si proche, que je n’ai pas vue, mais qui semble être tout aussi belle.
Doux rêves à tous ;)

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