Battlestar Galactica


Dans la série des « j’ai testé pour vous », je vous propose aujourd’hui mon parcours d’abnégation pour vous, lecteurs, Battlestar Galactica. Je dois reconnaître qu’une fois n’est pas coutume, je suis loin d’être en avance; la série traînait depuis bien longtemps quelque part et à chaque fois, je repoussais à plus tard son visionnage. Je préfère en effet la diffusion intensive dans ce genre de cas afin de ne pas perdre le fil de la série et de rester en pleine immersion. A raison de 20 épisodes par saison, de 42 minutes (et des poussières d’étoiles) chacun, il fallait sacrément de temps libre et de motivation pour tout s’enquiller … mais … que ne ferais je pas pour vous ;)
Afin que tout le monde parte sur un pied d’égalité, je re-situe juste pour ceux qui ont vécu dans un igloo sur la banquise durant ces 30 dernières années et/ou qui ont une mémoire digne de Bubulle, mignon petit poisson rouge au demeurant mais particulièrement creucreu comme on dit chez moi:
BSG (on va faire court hein, mes petits doigts vous en remercient d’avance ;) ), BSG donc, raconte l’histoire des êtres humains, survivants d’une terrible guerre contre les méchants sylons, sorte de grille pains mobiles, intelligents et perfides qui veulent détruire les gentils humains. Les gentils donc fuient à bord du Battlestar Galactica, une sorte de porte avion de l’espace, à la recherche de notre bonne vieille Terre, abandonnée depuis des éons vu que l’homme entre temps était parti coloniser ça et là à travers l’univers. A l’époque, la série surfait sur la vogue initiée par Star Wars des combats spatiaux, avec des pilotes de chasse qui étaient trop forts, et des humains qui subissaient plein de misères des méchants sylons mais qui survivaient à la fin. Dans mon souvenir d’enfant, ça roxxait trop du poney sauvage; à l’époque, j’étais trop fan, mais du peu que j’en ai aperçu depuis, ça a hyper mal vieilli entre les fringues et les coupes 70’s … un vrai massacre ^^
Et déjà il faut reconnaître une chose pour les scénaristes de la nouvelle série, la résurrection est pas mal faite. Ils ont repris juste ce qu’il fallait des anciens trucs tout en virant ce qui pouvait plus passer actuellement. Les noms des personnages de l’époque ont été gardé, mais pas pour les mêmes rôles (Boomer est devenu une nana, Starbuck aussi, Exit la coupe au bol 70’s de Lee Adama même s’il reste le bô gôsse ultra brite de la série), et durant toute la première saison surtout, on aura plein de petits clins d’œil (dont surtout l’ancien Lee Adama qui vient jour un personnage pas super gentil).
Malgré tout, pour vous attaquer à cette nouvelle mouture, il faudra vous armer de courage puisque le pilote dure pas moins de 3 bonnes heures sans pauses pipi (un drame!). Évidement, nous y sommes habitués, vu que ce pilote nous narre la destruction du monde des humains, et que c’est une production américaine, on se vautre dans le sensationnel et le tristounet. On est quand même loin d’un 2012 ou de tout autre film catastrophe du même poil,  faut pas pousser. Si ce pilote est aussi long, c’est surtout qu’il prend le temps de bien nous raconter l’histoire de chaque personnage majeur. Au final, c’est certes long mais bien plus supportable que bien des films que j’ai pu voir. La saison 1 est d’ailleurs de la même veine. On sent très fortement derrière tout ça l’influence d’une amérique post 11 septembre qui cherche à se reconstruire après un cataclysme majeur (je caricature à peine, reconnaissez ;) ). Sans toutefois taper dans le mélo, nous suivons donc les péripéties de cette flotte de rescapés qui tentent d’échapper aux méchants sylons. Ces méchants grille pains qui ont poussé la vilainie jusqu’à créer des clones sylons semblables aux humains; les méchants en profitent pour enduire d’erreur les humains et mieux les tromper et dans les ténèbres les lier et … merde, je crois que je dérape là :p
Difficile de vous raconter tout dans le détail à moins de vous spoiler et/ou rentrer dans des détails inutiles. La série est pas mal fichue, il faut apprécier le genre chronique d’un groupe de soldats (je sais qu’au bout d’un moment, ça m’a quand même un peu lourdé), et le ton quand même pas mal moralisateur (on est dans une série américaine après tout).
Il y a cependant un tout petit truc qui m’a chagriné, ça peut paraître pas grand chose, mais quand même les américains … apprenez à compter et à raisonner en conséquence!
Au tout début de la série, après un décompte très sérieux (quelques agents du recensement avaient survécu et ils ont fait du porte à porte plus vite que la lumière sur chaque vaisseau XD), on a un peu moins de 50.000 survivants. Bon, ça fait pas bezef… mais ajoutez à ça que les pauvres petits terriens sont poursuivis par des méchants grille pains et que nous sommes dans une série américaine; ça nous conduit donc à toujours avoir une poupoune, une pauvre victime, un petit nenfant qui pleure, une vieille qui agonise mais se sacrifie pour les autres, ou encore un figurant qui est là pour se prendre une bastos qui crève à chaque épisode, sans compter les raids spatiaux qui fauchent leur quota de pilotes … à chaque début d’épisode, le census est affiché, allant toujours en décroissant (quelle angoisse!!!!) mais ça ne colle jamais trop avec ce qui s’est passé dans l’épisode d’avant … soit … passons. Cependant, avec environ 49.000 personnes, dont une moitié à peu près de militaires, personne ne se connaît, même après 3 mois de promiscuité dans des vaisseaux ultra bondés. Ok, c’est très pratique pour sortir de nulle part des nouveaux personnages mais bon, faut pas pousser. Bon, ok, là je pinaille … d’autant que ce n’est rien face à la 3e saison de la série…
De ce que j’ai pu comprendre, le passage entre la fin de la 2e et le début de la 3e saison a marqué une pause dans l’écriture des scénarios … dommage. Le changement amorcé avec la fin de la 2e saison se confirme. La série voulant jouer sur une inversion des rôles qui aurait pu se montrer intéressante sur le papier s’enlise dans l’ornière bien profonde d’une réflexion poussive sur la guerre, la résistance et ses limites, les crimes de guerre etc. Tout ça aurait pu être sympa, mais au final, c’est à peu près aussi pesant et lourd que l’atmosphère de New Caprica sur laquelle sont allé échouer les humains. Après 5 ou 6 épisodes à se débattre dans ce marasme, la série retourne dans le train train habituel (les vaisseaux humains qui jouent au chat et à la souris avec les sylons en gros), seul gros souci, la série devient totalement incohérente et poussive. Les scénaristes perdent le fil de leur propre série et cafouillent à mort, dans le désordre, on peut ainsi trouver:
– des flashbacks à gogo, ça permet de raccrocher les wagons pour ceux qui ont pas suivi et pis ça fait gagner en durée pour la prod qui a pas à se fouler (Autant pour les flashbacks copier/coller -> gain de temps, que pour les flashbacks ‘attends on t’explique’ qui font vraiment lapin sorti du chapeau pour explications bien foireuses à des virages scénaristiques en épingles à cheveux)
– une histoire mélo-romantico-psychologico-comique entre Starbuck et Apolo qui n’en finit pas de durer, même les feux de l’amour font mieux :s
– La même en pas bien mieux entre l’amiral Adama et la présidente (ou comment faire une romance arôme eau de rose et chèvrefeuille pour les seniors ;) )
– une batterie de personnages pour qui tu inventerais le moulin à baffe (pas de mention spéciale … y’en a tellement)
– des aberrations scientifiques lolesques avec une mention spéciale pour l’archéologie et une datation au carbone 14 de pierres (sic!) vieilles de 4000 ans (resic!) faite en quelques minutes (reresic!) … tout ça en ayant gardé précieusement intact depuis le cataclysme sur Caprica et en dépit de toutes les avaries, attaques et turpitudes diverses un labo de datation au C14 avec un technicien à même de le faire fonctionner dans la flotte *soupir*
– et le dernier mais pas le moindre, aucune suite dans la trame. ie à un moment on peut voir un nourrisson vacciné (sic!) avec une dose d’adulte (sic again), nourrisson qui est un hybride sylon/humain dont on nous explique quelques épisodes auparavant que son caryotype si particulier l’immunise à toute maladie (bravo les mecs!)
– le dernier épisode de la saison qui soulève des fils blancs qui ont l’épaisseur d’un câble avec en fond des sylons humains qui s’ignorent et qui se retrouvent dans une pièce secrète grâce au fait qu’ils chantonnent du Bob Dylan avec un air de mystique en transe à qui Dieu parle en direct … hum …
Bref, vous l’aurez compris, la 3e saison de BSG m’a tuer, moi et surtout ma motivation … et si je devais la conseiller c’est plutôt à quelqu’un qui n’a plus que 24h à vivre (ça ne le sauvera pas, mais ses 24h lui en paraîtront au moins 72 :p). Pour ma part, j’avais pas mal de choses à faire à côté, donc je laissais courir les épisodes pendant que je faisais ma vie, ça aide ^^
Je suis pour le moment en train de visionner la 4e et ultime saison afin d’en avoir le cœur net, je vous tiendrais donc bientôt au courant de l’issue de cette série … même si du coup, à me lire, je vous ai sûrement pas donné envie de la voir, je me trompe?

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