Pas dormir


Sur mon ordinateur les heures filent, et au rebours de tous les autres, je ne ressens pas l’envie.
Car le jour me blesse et que la nuit m’est de bien meilleur conseil, je reste des heures à l’écouter.
Le matin pour moi est devenu un aboutissement, la nuit une porte entre-ouverte par ma muse.
Dans la nuit, seul retentit le bruit d’une araignée à dix pattes courant sur un clavier,
Une danse bien étrange, une transe, une fuite, comme une étrange mélodie.
Volutes d’encens, feuilles de thé vert, de menthe, de tabac … vaporeuse, la nuit n’est que fumée.
Comme la mer, elle emporte vers des fonds insoupçonnés, habités d’étranges rêveries,
Et me laisse au matin échoué sur une grève, bercé par le ressac, comme un lointain murmure.

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